Le site de l'Association ALTEA CABESTAN

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille

Elle est un pivot entre le judiciaire et le social

Envoyer Imprimer PDF

Sud ouest du 18 novembre 2013

Elle est un pivot entre le judiciaire et le social

. Elle s’adresse à tout public Employée par l’association d’insertion Altéa-le-Cabestan, mais payée par l’État et la Ville, cette intervenante est mise à disposition du commissariat. Elle

Elle est un pivot entre le judiciaire et le social

La travailleuse sociale, Virginie Widerowski, est installée parmi les policiers.

Elle est un pivot entre le judiciaire et le social
Virginie Widerowski, c’est d’abord un sourire, mais aussi un accueil, une écoute, un conseil. © Photo
PHOTO K. C.

Virginie Widerowski est présente au commissariat de police de Rochefort, 42 rue Jean-Jaurès, le lundi et le vendredi toute la journée, le mercredi après-midi. On peut prendre rendez-vous au 05 46 87 69 14 ou se rendre à l’accueil directement.

La travailleuse sociale propose un premier accueil social ; une écoute confidentielle et professionnelle ; une évaluation en dehors de l’action judiciaire ; des informations et une orientation vers des partenaires adaptés à chaque situation. Elle s’adresse à tous : plaignants, victimes et quiconque a des difficultés sociales.

Dans un hôtel de police, à Rochefort comme ailleurs, il y a un commissaire, des inspecteurs, des enquêteurs, des lieutenants, des gardiens de la paix, des secrétaires ou des standardistes. Désormais, depuis quelques mois, on y trouve aussi une travailleuse sociale en la personne de Virginie Widerowski.

Elle s'adresse à tout public

Employée par l'association d'insertion Altéa-le-Cabestan, mais payée par l'État et la Ville, cette intervenante est mise à disposition du commissariat. Elle joue un peu le rôle de pivot entre l'institution policière et judiciaire et le domaine de l'accompagnement social. Et dans le cadre de la politique de la ville, à terme, chaque commissariat ou gendarmerie devrait avoir son intervenant social. En Charente-Maritime, c'est déjà le cas comme ici, à Saintes et La Rochelle.

« Mon rôle, c'est de mieux répondre aux justiciables, qu'ils soient plaignants ou victimes, ou tout simplement citoyens », explique Virginie Widerowski qui a une mission de droit commun qui s'adresse à tout public. Car quiconque a une question face à une difficulté sociale, peut saisir l'intervenante. « La moitié du public n'a pas de suivi social », explique celle qui offre une première réponse et oriente vers les services compétents. Un peu comme une oreille et un guide à la fois.

« Je dois écouter, évaluer, orienter et conseiller », explique la jeune femme de 39 ans qui est employée à mi-temps pour l'instant. Parmi les sujets qui sont le plus souvent soulevés dans son bureau, reviennent la garde d'enfants entre parents qui se déchirent ; les violences conjugales et les séparations houleuses ; les violences aux personnes ; les fugues et les conflits de voisinage. « À Rochefort en particulier, les questions touchant aux mineurs qui fuguent, dealent, cassent, sont récurrentes. »

Travail en partenariat

Face aux problèmes soulevés, Virginie Widerowski oriente vers un service de l'habitat, un service de médiation judiciaire, un service social ou médical par exemple. Mais la travailleuse sociale peut aussi proposer en direct, une médiation entre parents en mésentente par exemple. Voire même inciter à porter plainte si danger il y a. Pour mettre en place les accompagnements proposés, Virginie Widerowski œuvre en partenariat avec l'hôpital, le centre communal d'action sociale, les mandataires judiciaires, les HLM, les associations sociales, l'association d'animation populaire interquartiers entre autres.

Ce qui est sûr, c'est qu'elle ne convoque jamais, mais propose. Les gens viennent dans son bureau de leur plein gré. Et, détail qui a son importance, Virginie Widerowski ne fait pas de rapport aux policiers qui n'ont pas de lien hiérarchique avec elle. Ce qui est dit dans son bureau reste confidentiel.

Voilà une mission qui peut aider à trouver une réponse personnalisée et adaptée à chacun, et très souvent éviter de basculer dans le judiciaire.

Kharinne CHAROV

Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

Vous êtes ici ... Altéa Cabestan >> Revue de presse >> Elle est un pivot entre le judiciaire et le social