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Les écoutants réagissent

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Sud ouest du 15 février 2014

Les écoutants réagissent

À la suite de notre article du 1er février relatant la décision de l’association Altéa-Cabestan de fermer son lieu d’écoute, les ex-écoutants du Trait d’union de Rochefort tiennent à réagir. « Sud

Les écoutants réagissent

Le Trait d’union avait fermé fin janvier, faute d’argent. Les ex-écoutants se disent sacrifiés .

À la suite de notre article du 1er février relatant la décision de l'association Altéa-Cabestan de fermer son lieu d'écoute, les ex-écoutants du Trait d'union de Rochefort tiennent à réagir. « Sud Ouest » publie ici les grandes lignes de leur communiqué.

« L'activité du Trait d'union ne peut en aucun cas se réduire au nombre d'entretiens réalisés. S'y ajoutent la réception et le conseil téléphonique, les accueils de passage, la mise à disposition d'une documentation renouvelée, la communication, le partenariat, les supervisions des écoutants, la réalisation et la mise à jour constante d'un annuaire des professionnels du territoire, la formation des écoutants… Cela aussi, c'était de l'activité ! »

Méconnaissance

« Il y a erreur également sur le désengagement des financeurs. Ce n'est pas l'État qui s'est désengagé mais le Conseil général, la CAPR (Communauté d'agglomération du Pays rochefortais) et la Région : c'est-à-dire les partenaires financeurs du territoire. Cela a eu comme conséquence de faire baisser le budget, qui est passé pour 2013 de 56 991 euros à 34 591 euros, soit une diminution de 22 400 euros. À ce jour, ceux qui se sont retirés du projet ne se sont toujours pas expliqués. Ils ne sont jamais venus nous rencontrer et interroger le bien fondé de l'existence de ce lieu. Ils n'ont jamais fait une proposition sérieuse de remodelage. Des bilans d'activités étaient pourtant fournis chaque année, des réunions de coordination se sont tenues régulièrement, auxquelles ils étaient invités. Se sont-ils réellement intéressés au projet ? Surtout, le connaissent-ils bien ? L'article mentionne que c'est un temps de psychologue dont le public a besoin. Au vu de l'expérience que nous avons développée, nous pensons que c'est une méconnaissance des besoins du public : le Trait d'union répondait à une première écoute du mal-être, inconditionnelle, non psychologique (même si certains écoutants étaient psychologues et même psychiatres) : il s'agissait de proposer au public - sans exiger aucun engagement en retour - de déverser un trop-plein, de partager une souffrance, de réfléchir à une situation difficile du quotidien ou à une décision à prendre, de s'informer, de s'orienter...

Nous avons le sentiment que le lieu d'écoute a été sacrifié pour des raisons politiques davantage que pour une mission non remplie, ou même pour des raisons strictement financières. C'est bien faute d'une alliance politique locale inexpliquée que le Trait d'union ferme ses portes au public et à ses partenaires professionnels. »

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