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Altéa-Cabestan tire un trait sur son lieu d'écoute

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Sud ouest du 1er février 2014

Altéa-Cabestan tire un trait sur son lieu d’écoute

Altéa-Cabestan) a fermé officiellement ses portes hier. La raison : « le désengagement financier des collectivités locales et territoriales », invoque son directeur, Thierry Richard, dans un communiqué de

Altéa-Cabestan tire un trait sur son lieu d’écoute

L’association ferme le Trait d’union, faute d’argent. Mais le projet était à revoir selon certains.

Altéa-Cabestan tire un trait sur son lieu d’écoute
Quelques mois après avoir redéfini un nouveau projet associatif, le directeur d’Altéa-Cabestan, Thierry Richard (à gauche), a officialisé hier la fermeture du lieu d’écoute le Trait d’union. © Photo
photo A. L.
Trait d'union n'est plus. Le lieu d'écoute créé en 2001, par le Cabestan (devenu depuis peu Altéa-Cabesan) a fermé officiellement ses portes hier. La raison : "le désengagement financier des collectivités locales et territoriales" invoque son directeur, Thierry Richard, dans un communiqué de presse, qui tient lieu de faire-part de décès. Gratuit et confidentiel, ouvert à tous, le lieu d'écoute avait été à l'époque le premier du genre dans le département.
Comme son nom l'indique, il s'agissait d'un endroit où tout le monde pouvait venir parler. N'importe qui sur n'importe quel problème. Il ne fonctionnait qu'avec des écoutants professionnels. Psychiatres, assistants sociaux ou encore infirmiers s'y relayaient une dizaine d'heures par semaine. Ces dernières années, certaines collectivités, comme l'Etat ou le Conseil général de Charente-Maritime, s'étaient désengagées. en 2012, le budget était ainsi passé de 67000 à 57000 euros.
Désengagements
Mais la réduction des subventions n'expliquerait pas à elle seule la disparition de la structure. Si officiellemnt, Altéa-Cabestan
"déplore sa fermeture", l'association, qui doit travailler avec moins d'argent, n'a jamais caché vouloir recentrer ses missions, sur l'accompagnement social notamment. Le Trait d'union ne semblait plus une priorité.
Autre point de discussions: l'évolution du projet. Le dossier était au coeur d'une réflexion depuis de nombreuses années, confirme Claudine Legendre, adjointe en charges des affaires sociales. "Le projet était fortement pertinent, mais il fallait le faire évoluer", soutient l'elue, favorable à une remise à plat.
Avec une fréquentation en dent de scie, le Trait d'union était loin de faire le plein selon certains. 250 personnes en avaient poussé la porte en 2012. Pas assez pour de nombreux partenaires, qui s'interrogeaient depuis un certain temps temps sur la manière de mieux répondre aux besoins de la population.
La présence systématique d'un psychologue clinicien était netamment l'une des propositions fortes. Depuis plusieurs mois, une réflexion avait été engagée avec le centre d'informations sur les droits des femmes et de la famille (CIDFF) de La Rochelle. Mais à ce stade, c'est bien l'argent qui manque.
Un autre dispositif pourrait renaître à condition de trouver les financements.
Agnès LANOËLLE
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